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La succession des enfants, comment l'organiser ?

Le partage d’un héritage au décès de son titulaire est souvent problématique et peut causer certaines tensions au sein de la famille. Il existe heureusement plusieurs manières de réussir la succession des enfants.

La donation de son vivant

Le donataire effectue une donation de son patrimoine dès son vivant aux bénéficiaires de son choix : cet acte sera cependant différé et ne sera effectif qu’au moment de son décès. La donation en particulier permet de donner avantage au bénéficiaire au décès du donataire. Elle se fait sous acte notarié. La donation peut cependant être révoquée, et ce, en faisant rédiger un testament.

La rédaction d’un testament

Le testateur rédige de son vivant ses volontés quant au partage de son patrimoine : il désignera le ou les successeurs de son choix. Il peut s’agir d’un testament olographe écrit par lui-même, ou d’un testament authentique rédigé par le notaire. Ce n’est qu’à son décès qu’a lieu l’ouverture de la succession et l’exécution du testament par le notaire.

Le démembrement

Le démembrement est un outil de transmission infaillible, aussi bien d’un bien (maison, bateau, voiture) que d’un actif financier (contrat de capitalisation, capital d’une assurance vie). Les nus propriétaires qui sont généralement les enfants, n’ont que le droit de disposer du bien pendant la durée du démembrement. Ce n’est qu’au décès de l’usufruitier parent que les enfants recueillent la pleine propriété du patrimoine.

La souscription à une SCI dans le cas où le patrimoine à léguer est un bien immobilier

La SCI ou société civile immobilière a pour avantage de permettre de jouir de ses droits exercés sur un bien immobilier sans être soumis aux contraintes de l’indivision. Le bien est administré par le gérant qui est désigné par les associés. Ces associés sont les membres d’une même famille, généralement les enfants héritiers, qui détiennent alors des parts de SCI démembrées.